Augmenter la valeur du système d’information

Je vous conseille la lecture du document Augmenter la valeur du système d’information qui décris ce que doit être la MOA du SI.

Voici un résumé de chapitres qui traitent du choix entre make / buy / run et la prise en compte des coûts d’acquisition (CAPEX) et de fonctionnement (OPEX) dans le choix d’une solution informatique.

On parle en gestion de projet d’analyse de décision MAKE-BUY. En fait, lorsqu’il s’agit d’informatiser des processus métier de l’entreprise, il y a désormais une troisième option à prendre en considération la location :

  • FAIRE (MAKE) : Développer en interne
  • ACHETER (BUY) : Intégrer des logiciels tiers
  • LOUER (RENT) : Souscrire à une offre en mode SaaS

Les raisons initiales de l’investissement informatique sont un facteur déterminant de la stratégie d’achat. Par exemple :

  • le développement métier, lorsque l’activité de l’entreprise doit croitre ou être redéployée sur d’autres marchés
  • la gestion de l’obsolescence, lorsque les outils actuels ne sont plus adaptés, qu’ils coutent de plus en plus cher à maintenir et à utiliser
  • les contraintes réglementaires, lorsque que le cadre légal de l’entreprise change et qu’il nécessite des adaptations

Le schéma ci-dessous donne un aperçu des stratégies d’achat recommandées en fonction du besoin initial :
faire_acheter_louer

Ce que nous dit ce schéma c’est que pour développer son activité commerciale, il est préférable d’acquérir durablement un outil informatique. L’achat d’un logiciel ne facilitera pas la distinction de son offre c’est pour cela que le MAKE est préférable… à condition d’avoir le savoir faire (maitrise d’œuvre) ou à minima le savoir faire faire (maitrise d’ouvrage).

Le schéma ci-dessous informe sur les conséquences de chaque stratégie d’acquisition :
strategie_consommationEt enfin un dernier schéma sur la répartition des coûts d’acquisition et d’exploitation d’une solution logicielle dans le cas d’une acquisition de type MAKE.

build_run

La maintenance d’une application constitue environ 60 % du coût de sa vie. Dans ces 60%, 40 % concerne de la maintenance évolutive, la maintenance corrective étant aux alentours de 17 %. Dans le cas de l’intégration de logiciels tiers (BUY), la part du build, tout comme la phase d’étude est généralement moins élevée. Ce bénéfice n’est toutefois pas toujours compensé par le coût des licences. Ainsi, en considérant les licences, c’est à dire le coût d’usage de l’application, comme ceux de fonctionnement en exploitation (RUN), on reste sensiblement dans les mêmes tendances : Ce qui coûte cher, c’est l’usage. Dans le cas d’une location de logiciel (RENT / SaaS) presque tout les coûts sont remplacés par l’abonnement. C’est séduisant mais en plus des inévitables coûts d’intégration de la solution SaaS au SI, il faut avoir conscience des conséquences de ce type de solution comme le révèlent les courbes du 2nd schéma.

Un projet réussi doit satisfaire les critères de périmètre fonctionnel, coût, délai et qualité de la solution. Cette qualité s’exprime d’abord sur le coût qu’impose la solution logicielle sur le récurrent (fonctionnement en exploitation ou RUN) et la rigidité qu’il lui amène (évolutions, corrections).

Alors comment améliorer la valeur de son système d’information ? Quelques pistes en lisant Augmenter la valeur du système d’information de Franck Rinaudo.