L’importance de la modélisation dans les entreprises

ceisarLe CEISAR à fait paraitre un article sur l’importance de la modélisation et de la place des objets metier dans la transformation du SI d’une entreprise à l’occasion d’un partenariat avec Praxemehttp://www.ceisar.fr/actualites-et-evenements/detail-de-l-actualite/back/1/article/ceisar-praxeme.html
J’ai adhéré à l’association Praxeme Institute début 2013 suite à une formation en Business Architecture & Transformation mais lorsque je parle de Praxème peu de collègues connaissent :  TOGAF et Urba-EA sont des méthodologies plus connues. Alors voici un petit résumé de ce que je considère de plus novateur dans Praxème.
praxeme
Praxeme sépare la partie métier (ou Business Architecture TOGAF) en 3 « aspects » :
      • l’aspect sémantique où sera défini le modèle métier  : modèle de donnée orienté objet
      • l’aspect pragmatique  ou sont définis les processus métier, organisation, jargon, habitude
      • l’aspect géographique : pour les différences juridiques, culturelles, les distance inter-sites et autres décalages horaires qui méritent d’être pris en compte.

 

L’aspect sémantique défini le modèle métier, plus pompeusement le « coeur de métier » ou « le savoir métier » :
  • les objets métier mais pas les processus métier ni l’organisation qui porte dessus
  • les règles métier indépendamment de la façon dont l’activité métier est pratiquée dans une organisation
  • les différents états des objets et les transitions autorisées (cycle de vie, règles de gestion)
C’est une documentation unique et partageable avec plusieurs organisations de l’entreprise (ex: filiales étrangères).
Souvent après ces explications ce n’est pas encore assez  clair pour le néophyte alors voici un exemple que j’ai consolidé à partir de plusieurs messages d’une discussion entre adhérents de l’association Praxeme :
2042Lorsque l’on travail avec des organisations (quelles soient gouvernementales ou privées) on est aussi confronté à la volonté de ces organisations à résister à tout changement et à légitimer leur existence dans leur forme actuelle. Donc, inconsciemment, a leur volonté de modéliser des objets pragmatique en au lieu des objet sémantiques. Prenons la feuille de déclaration de revenus (c’est l’époque…) le piège consisterait à modéliser l’objet métier « déclaration 2042 »  plûtot que les objets métier « revenu », « contribuable », etc. : un modèle uniquement pragmatique (avec l’objet métier 2042) ne sera applicable qu’en France, et rendra difficile la transformation de la gestion des impôts (comme par exemple la mise en place de prélèvement à la source) alors qu’un modèle sémantique (avec des objets métier moins lié à l’organisation actuelle mais plus à la « réalité » : revenu, contribuable, etc.) est indépendant de l’organisation existante et potentiellement applicable dans d’autres pays.
Pour le reste de la méthode (les aspects logique, logistique et physique) c’est plus « classique » ont retrouve les couches logique/fonctionnelle, applicative, infrastructure/technologique d’Urba-EA ou TOGAF. L’Organum par exemple, reprend les idées de l’Architecture Repository TOGAF.
Un regret personnel : le latin est utilisé pour nommer différents éléments de la méthode et cela a été volontairement choisi par soucis d’universalité mais je trouve que cela apporte de la confusion à beaucoup de personne peu habitué à cette langue.
Pour plus d’information sur l’aspect sémantique voir http://wiki.praxeme.org/uploads/Modus/PxPRD20Semantic_FR.pdf